France 2030 : Macron rassure l’auto mais déçoit les écologistes

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Par Eric Bergerolle le 12.10.2021 à 16h45 Lecture 4 min. Abonnés

La filière automobile entend prendre sa part des 4 milliards d’euros d’investissements pour les “nouveaux moyens de transport” du plan "France 2030". Condition posée par Macron : davantage de coopération et de rationalisation entre constructeurs rivaux.

Renault en Algérie (2014)

L'industrie auto entend profiter des 4 milliards d’euros d’investissements pour les “nouveaux moyens de transport” du plan "France 2030" présenté par Macron. Objectif, inverser la tendance à la baisse du "made in France", et assembler 2 millions d'hybrides et d'électriques en France en 2030. Ci-dessus, une employée de l'usine de production du Groupe Renault à Oued Tlelat, en Algérie.

AFP/Archives - Farouk Batiche

“La filière automobile française peut inventer la voiture du futur”, affirmait au mois de juin son représentant et grand défenseur Marc Mortureux, Directeur général de la Plateforme de la Filière automobile et mobilités (PFA). Voilà qui tombe bien, puisque telle est précisément la mission que souhaite lui confier le Président de la République.  

Dans son allocution à la presse visant à présenter un plan d’investissements de 30 milliards d’euros sur cinq ans pour développer la compétitivité industrielle et les technologies d’avenir en France, Emmanuel Macron a en effet déclaré son ambition de voir la France "produire à l'horizon 2030 près de 2 millions de véhicules électriques et hybrides". Et le Chef de l’État de confirmer que l’avenir est aux voitures à électrons : "Nous ne referons jamais en France du moyen et haut de gamme classique", autrement dit, à motorisation non électrifiée. 

Macron renouvelle son soutien à la filière auto lors de sa conversion à l’électrique

Pour atteindre cet objectif de 2 millions d’électriques et d’hybrides en 2030, il faudra "une vraie stratégie coopérative, en particulier de nos grands constructeurs", estime le Président de la République. Après 30 années qui ont été, selon les mots d'Emmanuel Macron, "cruelles pour l'industrie automobile française", l’organisme de conseil du Premier ministre France Stratégie

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