Renault et Voltavia signent un contrat record dans l'énergie solaire

Il y a 6 jours 12

Le producteur français d'électricité renouvelable Voltalia a annoncé jeudi un contrat d'approvisionnement en électricité solaire pour une puissance de 350 mégawatts avec le constructeur automobile Renault, de quoi couvrir à terme la moitié de sa consommation électrique.

Voltalia estime qu'il s'agit du plan grand contrat d'approvisionnement en électricité renouvelable jamais signé en France entre un producteur et une entreprise. "Le contrat couvre une puissance totale de 350 mégawatts représentant la production d'environ 500 gigawattheures par an. D'une durée de 15 ans, il s'agit d'un engagement inédit en France en termes de puissance", a précisé Voltalia.

Voltalia produit et vend de l'électricité issue de ses installations éoliennes, solaires, hydrauliques, biomasse et de stockage. Grâce aux panneaux photovoltaïques qui seront installés sur ses sites par Voltalia, la capacité mise à disposition de Renault sera de 100 MW en 2025 et atteindra les 350 MW d'ici 2027, permettant à Renault de couvrir "jusqu'à 50% de la consommation d'électricité de ses activités", souligne Voltalia. Le constructeur automobile veut diviser par deux les émissions carbone de ses sites d'ici 2030, par rapport à 2019.

Les entités thermiques et électriques de Renault scindées

Renault met également l'accent sur les énergies renouvelables au sein de sa gamme de voitures, avec le développement - évidemment - des voitures électriques. Les pôles électriques et thermiques du groupe ont même été scindés le 8 novembre dernier. Un changement profond. "Renault avait une structure classique, un peu monolithique et complexe avec des marques, des fonctions, des régions et l’Alliance, expliquait récemment le directeur général Luca de Meo à Challenges. Dans les années 1990, ces organisations matricielles étaient à la mode. Nous essayons maintenant de structurer l’entreprise de façon plus simple, avec une ingénierie renforcée qui pousse le groupe et des marques qui la tirent. Les pôles thermique et électrique seront à côté des marques. Nous poussons les responsabilités dans ces entités. A l’image par exemple des maisons du groupe LVMH. On peut éventuellement  ouvrir le capital, coter ces entités différentes, faire appel des investisseurs. Il faut aller chercher de l’argent dehors. Et, pour cela, il faut des projets solides, sinon l’argent ne vient pas."

Le patron de Renault continuait, au sujet de la voiture électrique : "Les voitures électriques sont intrinsèquement 50% plus chères que les thermiques aujourd’hui. Ce sont donc les riches qui vont financer la transition énergétique." Avec son annonce de partenariat ambitieux avec Voltalia, Renault semble considérer devoir prendre - comme les autres riches - sa part à la transition énergétique.

(Avec AFP).

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