Radars urbains, la nouvelle terreur des automobilistes en ville?

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Cette version urbaine des radars tourelles commence à être expérimentée dans le Doubs et pourra sanctionner à terme, et en plus de la vitesse et des franchissements des feux, une série d'infractions comme le téléphone au volant ou le non-port de la ceinture de sécurité.

C'est un radar particulièrement attendu pour sanctionner les comportements dangereux en ville. Si des cabines contrôlent déjà la vitesse, à 30 et à 50 km/h, ou le franchissement d'un feu rouge, une nouvelle génération de radars doit s'attaquer en particulier à deux fléaux: le téléphone au volant et le non-port de la ceinture de sécurité.

Déjà en test début 2020 sur une autoroute près de Paris, ce "radar urbain" est actuellement expérimenté dans le Doubs, comme l'indiquent le blog radar-auto.com et France Bleu.

En bref, il s'agit d'une version miniature des radars tourelles et donc plus adaptée aux villes. En espérant qu'ils fassent moins les frais de dégradations que leurs homologues présentés à l'origine comme quasi-indestructibles.

Radars multifonctions (en théorie)

Fin 2020, on apprenait en effet que ces radars nouvelle génération seraient testés à Montpellier (Hérault) et à Montbéliard (Doubs). La crise sanitaire semble avoir retardé ces programmes d'expérimentations qui devaient débuter début 2021.

Encore en attente d'homologation, ces radars ne pourront toutefois pas verbaliser les conducteurs dans un premier temps, avec au moins six mois d'expérimentation à prévoir.

"Une trentaine de ces radars devraient fleurir dans le Nord Franche-Comté d'ici cet automne, à titre expérimental, avant une généralisation nationale à partir de 2022", note France Bleu.

Comme les radars tourelles, ces radars urbains sont capables de sanctionner différentes infractions, comme le non-port de la ceinture de sécurité, le téléphone au volant mais aussi la présence d'une voiture dans le sas-vélo, le franchissement d'un stop ou d'une ligne blanche continue ou encore le non-respect des distances de sécurité.

En pratique toutefois, ces radars ne sont pour le moment utilisés que pour sanctionner les excès de vitesse dans les deux sens de circulation et le non-respect des feux, comme l'indiquait récemment le ministère de l'Intérieur en réponse à un député.

"Le développement d'un module d'extension vidéo susceptible de permettre éventuellement à terme la verbalisation d'infraction par l'analyse d'images enregistrées (tels non-port de la ceinture de sécurité, téléphone au volant, défaut d'assurance du véhicule et validité du contrôle technique) n'a été à ce jour ni commandé par l'Etat, ni développé par la société Idemia (entreprise qui s'est vue confiée le développement de ces radars, ndlr) ", pouvait-on lire dans un texte publié au JO début 2021.

Des cabines leurres

Autre spécificité de ces nouveaux radars, l'idée de ne pas forcément placer de caméra dans toutes les cabines. Avec la possibilité de changer régulièrement les emplacements choisis pour réellement flasher les conducteurs contrevenants et afin que les automobilistes s'attendent toujours à être sanctionnés. Une cabine sur cinq serait ainsi équipée réelement d'une caméra capable de flasher.

"Avec un total de 100 cabines et de 20 radars opérationnels, cette phase d’expérimentation locale, qui a pour objectif l’homologation nationale du dispositif, devrait se poursuivre jusqu’en janvier 2022" indique Le Figaro, qui ajoute que " ces appareils vont aussi être testés dans les prochains jours sur le territoire de la métropole de Toulouse (Haute-Garonne)".

Pourtant, Philippe Gautier, le maire de Valentigney (Doubs) qui fait partie des premières communes-tests, l'assure à France Bleu:

"Les trois radars promis à la commune fonctionneront en permanence. Pas de leurres à Valentigney!"

Coup de bluff de l'édile ou réelle volonté de sanctionner les contrevenants, impossible de le savoir: c'est tout l'intérêt des cabines leurres.

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